Pour faire un bref retour sur la publication précédente, nous avons décrit
les coûts monétaires liés à la maladie et à la recherche au Québec. Ces informations
nous éclairent sur les coûts du traitement de l’Idebenone (antioxydant), la
prise en charge des centres spécialisés et le transport adapté. En tant qu’étudiant
finissant en kinésiologie, le rôle que peut jouer l’activité physique dans la
réduction des coûts est un sujet qui me préoccupe. Ainsi, ce sera le sujet ce
cette prochaine entrée.
Pour commencer, il faut
souligner que l’activité physique peut ralentir la progression de la maladie et non la guérir[1]. La progression de la maladie est fulgurante entre
10 et 15 ans. Les répercussions
influenceront le reste de la vie des personnes atteintes de la l’Ataxie de Friedreich,
ce qui ne laisse pas une grande marge de manœuvre aux intervenants pour réduire
les symptômes et les coûts. Par ailleurs,
l’âge moyen d’utilisation d’un fauteuil roulant se situe entre 15 et 20 ans. De
plus, la longévité des personnes atteintes de l’Ataxie est de 40 ans. Toutefois, chaque cas est différent puisque
selon Jacques .P. Tremblay (2013); plus l’expression des niveaux de frataxin
est faible, plus les symptômes apparaîtront tôt et seront sévères[2].
Ainsi, les coûts subséquents pour l’utilisation d’un fauteuil roulant pour une durée d’environ 20 ans représentent
80 000$ à 100 000$. Ce montant inclus tous les frais d’entretien, d’ajustement et
le remplacement des pièces défectueuses. Ces coûts pourront en partie être allégés par
la pratique d’activité physique. En effet, l’exercice physique permet d’atténuer
la spasticité et d’augmenter l’amplitude de mouvement de certaines
articulations problématiques comme celle de la cheville[3].
Effectivement, le tendon du triceps sural (tendon d’Achille) est particulièrement
impliqué dans la locomotion d’où l’importance de le préserver.
En outre, l’ensemble
des traitements pharmacologiques représente un coût annuel compris entre 25 000$
et 80 000 $[4] et ce, pour plusieurs
années. D’un autre côté,
on reconnaît dans certaines études, qui ne font pas l’unanimité, que l’activité
physique est en mesure de réduire le dosage des traitements pharmacologiques[1].
Ainsi, l’activité physique sera encore une fois nécessaire pour réduire les coûts
liés à la maladie de l’ataxie de Friedreich.
Ceci met fin
à la publication d'aujourd’hui, la semaine prochaine, nous aborderons le
questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique (Q-AAP).
[1] Sarah C. Milne, Bphysio,
Emma J. Campagna, Bsci, Louise A. Corben, Martin B. Delatycki, Kwong Teo,
Andrew J. Churchyard, Terry P. Haines, Retrospective
Study of the Effects of Inpatient Rehabilitation on Improving and Maintaining
Functional Independence in People With Friedreich Ataxia, Arch Phys Med
Rehabil Vol 93, October 2012.
[2] Pierre
Chapdelaine, Zoe Coulombe, Amina Chikh, Catherine Gerard and Jacques P Tremblay,
A Potential New Therapeutic Approach for
Friedreich Ataxia: Induction of Frataxin Expression With TALE Proteins,
Molecular Therapy NucleicAcids (2013) 2,e119;doi:10.1038/mtna.2013.41Published
online 3 September 2013
[3] Robert B. Wilson, Therapeutic Developments in Friedreich
Ataxia, Journal of child Neurology 27(9) 1212-1216, april 23, 2012.
[4] Susan
L.Perlman, A Review of Friedreich Ataxia
Clinical Trial Results, Journal of child Neurology 27(9) 1217-1222, june
13, 2012
