samedi 8 mars 2014

L'activité physique pour réduire les coûts

Pour faire un bref retour sur la publication précédente, nous avons décrit les coûts monétaires liés à la maladie et à la recherche au Québec. Ces informations nous éclairent sur les coûts du traitement de l’Idebenone (antioxydant), la prise en charge des centres spécialisés  et le transport adapté. En tant qu’étudiant finissant en kinésiologie, le rôle que peut jouer l’activité physique dans la réduction des coûts est un sujet qui me préoccupe. Ainsi, ce sera le sujet ce cette prochaine entrée.  

Pour commencer, il faut souligner que l’activité physique peut ralentir  la progression de la maladie et non la guérir[1].  La progression de la maladie est fulgurante entre 10 et 15 ans. Les  répercussions influenceront le reste de la vie des personnes atteintes de la l’Ataxie de Friedreich, ce qui ne laisse pas une grande marge de manœuvre aux intervenants pour réduire les symptômes et les coûts.  Par ailleurs, l’âge moyen d’utilisation d’un fauteuil roulant se situe entre 15 et 20 ans. De plus, la longévité des personnes atteintes de l’Ataxie est de 40 ans.  Toutefois, chaque cas est différent puisque selon Jacques .P. Tremblay (2013); plus l’expression des niveaux de frataxin est faible, plus les symptômes apparaîtront tôt et seront sévères[2]. Ainsi, les coûts subséquents pour l’utilisation d’un fauteuil roulant  pour une durée d’environ 20 ans représentent 80 000$ à 100 000$. Ce montant inclus tous les frais d’entretien, d’ajustement et le remplacement des pièces défectueuses.  Ces coûts pourront en partie être allégés par la pratique d’activité physique. En effet, l’exercice physique permet d’atténuer la spasticité et d’augmenter l’amplitude de mouvement de certaines articulations problématiques comme celle de la cheville[3]. Effectivement, le tendon du triceps sural (tendon d’Achille) est particulièrement impliqué dans la locomotion d’où l’importance de le préserver. 
En outre, l’ensemble des traitements pharmacologiques représente un coût annuel compris entre 25 000$ et 80 000 $[4] et ce, pour plusieurs années. D’un autre côté, on reconnaît dans certaines études, qui ne font pas l’unanimité, que l’activité physique est en mesure de réduire le dosage des traitements pharmacologiques[1]. Ainsi, l’activité physique sera encore une fois nécessaire pour réduire les coûts liés à la maladie de l’ataxie de Friedreich.

Ceci met fin à la publication d'aujourd’hui, la semaine prochaine, nous aborderons le questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique (Q-AAP).



[1] Sarah C. Milne, Bphysio, Emma J. Campagna, Bsci, Louise A. Corben, Martin B. Delatycki, Kwong Teo, Andrew J. Churchyard, Terry P. Haines, Retrospective Study of the Effects of Inpatient Rehabilitation on Improving and Maintaining Functional Independence in People With Friedreich Ataxia, Arch Phys Med Rehabil Vol 93, October 2012.
[2] Pierre Chapdelaine, Zoe Coulombe, Amina Chikh, Catherine Gerard and Jacques P Tremblay, A Potential New Therapeutic Approach for Friedreich Ataxia: Induction of Frataxin Expression With TALE Proteins, Molecular Therapy NucleicAcids (2013) 2,e119;doi:10.1038/mtna.2013.41Published online 3 September 2013
[3] Robert B. Wilson, Therapeutic Developments in Friedreich Ataxia, Journal of child Neurology 27(9) 1212-1216, april 23, 2012.
[4] Susan L.Perlman, A Review of Friedreich Ataxia Clinical Trial Results, Journal of child Neurology 27(9) 1217-1222, june 13, 2012

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