Lors de la
publication précédente, nous avons élaboré sur l’importance de l’entraînement
cardiovasculaire et les recommandations de ce type d’entraînement. Nous avons
aussi souligné pourquoi le vélo stationnaire était le meilleur choix. La
publication actuelle servira a valoriser les exercices de souplesse,
d’équilibre et de mobilité pour permettre les mouvements plus fluides des
différentes articulations.
Il est vrai que la souplesse se développe plus lentement en
raison de la rigidité des tissus tendineux. Ce fait et d’autant plus vrai chez
les personnes ayant l’ataxie de Friedreich. En effet, les exercices
d’équilibre, de souplesse et de mobilité doivent être intégrés le plus tôt
possible pour combattre les symptômes de la maladie. Étant donné que la spasticité
est très présente et additionnée à un
manque de souplesse font que la mobilité est un réel fardeau pour ces
individus. Ces facteurs rendent les personnes atteintes d’ataxie de Friedreich vulnérables
aux chutes, ce qui pourrait apporter des complications puisqu’ils ont beaucoup
de difficulté au niveau de l’équilibre.
Ainsi, les exercices de souplesse, de
mobilité et d’équilibre formeront un ensemble dans cette publication. En outre,
la région la plus affectée par la spasticité est le tendon du triceps sural communément appelé le tendon
d’Achille et les tendons des extenseurs des orteils[1].
En effet, avec la progression de la maladie ces tendons sont
raccourcis considérablement. Au point où à un stade assez avancé de la maladie,
les personnes atteintes marchent quasiment sur la pointe des pieds avec les
orteils en extension, ce qui perturbe leur vitesse de marche, leur
biomécanique, et conséquemment leur stabilité et leur autonomie. Dans certains
cas extrêmes, ils procèdent à une chirurgie pour faire une extension du tendon
d’Achille.
Par contre, avec des exercices multifactoriels (un ensemble
de composantes d’entraînement dans un seul et même exercice) tel que le tai chi,
a fait ses preuves, tant en matière d’amélioration de l’équilibre, de la
souplesse, de la mobilité et de la posture[2].
Bref, la souplesse est une partie très importante de l’entrainement,
puisqu’elle permet le maintien d’une bonne amplitude de mouvement. Ainsi, les exercices d’étirements, et ce tant
dynamiques (yoga, Tai chi) que statiques (au sol) doivent être
performés quotidiennement pour espérer chercher une amélioration surtout pour
le tendon du triceps sural qui est nécessaire à la locomotion. Ce type
d’exercice nécessite moins de temps de récupération contrairement aux exercices
cardiovasculaires et musculaires qui requièrent un jour de récupération pour
les personnes atteintes de l’ataxie de Friedreich[3].
Lors de la prochaine publication nous traiterons de l'entraînement en milieux aquatique.
[1]
Harris-Love, M. O., Siegel, K. L., Paul, S. M., & Benson, K. (2004).
Rehabilitation management of Friedreich ataxia: lower extremity force-control
variability and gait performance. Neurorehabilitation and Neural Repair,
18(2), 117–24. doi:10.1177/0888439004267241
[2]
Drinkard, B. E., Keyser, R. E., Paul, S. M., Arena, R., Plehn, J. F., Yanovski,
J. A., & Prospero, N. A. Di. (2010). NIH Public Access. Archives of Physical
Medicine and Rehabilitation, 91(May 2009), 1044–1050. doi:10.1016/j.apmr.2010.04.007.Exercise
[3] ACSM’s Exercise Management for
Persons with Chronic Diseases and Disabilities, 3rd Edition, Human Kinetics.
2009.


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